La menace existentielle contre Les Républicains (LR) est sous-estimée



Si les nominations d’Edouard Philippe comme premier ministre et de Bruno Le Maire et Gérald Darmanin comme ministres du premier gouvernement du président Emmanuel Macron suscitent un vif mécontentement parmi les électeurs des Républicains (LR), ceux-ci s’affirment optimistes pour la suite.

A la lecture de leurs commentaires aux articles de Le Politique postés sur les réseaux sociaux, « ce ne sont pas trois personnes si peu représentatives » (1) qui menaceraient le LR d’éclatement. De même, serait-ce « enfin l’opportunité de se débarrasser de ceux qui se disent de droite et ne le sont pas, » expliquent d’autres militants.

Lorsque Le Politique écrit que Macron « neutralise » en quelque sorte le LR en s’emparant notamment du thème de l’économie libérale avec la nomination de Le Maire et de Darmanin, nous est répondu « que parler de neutralisation relève de la propagande médiatique. »

Bien entendu, l’avis des militants compte mais il semble que la droite LR n’ait toujours pas pris le recul indispensable après la défaite à l’élection présidentielle. Persuadés qu’ils allaient gagner avec François Fillon car ils avaient des scrupules là où Emmanuel Macron n’en aurait pas eu, ils ont quand même perdu et leur reste encore à réaliser qu’être poli ne rend pas victorieux.

C’est donc avec la même conviction qu’ils se préparent aux législatives de juin sans imaginer que leur perception de l’état actuel du LR n’est pas celle de la majorité des Français. Si pour les militants, le ralliement à Macron de Philippe, Le Maire et Darmanin est presque un détail, les données relatives à l’opinion publique française dans toute sa diversité politique disent autre chose.

En effet, pour une majorité partielle significative, il semble que le LR soit « menacé » à terme puisque soit « ne représente-t-il plus une force capable d’incarner l’alternance » soit « est-il forcé d’évoluer vers une offre politique plus claire et plus compréhensible. »

Chez François Baroin, la feuille de route et les objectifs sont certes clairs, mais dans l’esprit de nombreux électeurs, c’est principalement le flou qui domine concernant Les Républicains (LR).

Entre ceux qui l’estiment trop faible pour constituer une opposition efficace et ceux qui l’estiment partie intégrante du « système » à l’instar de « l’UMPS » dénoncé par le Front National (FN), le chemin vers la victoire en juin est de plus en plus étroit. « Le vent tournera, » répètent à Le Politique de nombreux militants. Oui, mais le vent fort peut aussi tout emporter, Les Républicains (LR) compris.

(1) Citations d’internautes qui militent en faveur des Républicains (LR) sur les réseaux sociaux.

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Auteur : Charles Rault

Charles Rault est spécialiste de l'information, fondateur de Le Politique.

Une réflexion sur « La menace existentielle contre Les Républicains (LR) est sous-estimée »

  1. Le renouveau est là sur le terrain avec nos candidats et Laurent Wauquiez et Marion Maréchal-Le Pen pas loin. Vite, nous n’avons rien à voir avec Emmanuel Macron et il faut se séparer définitivement des fausses stars Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, leurres des médias qui nous ont fait perdre.

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