Donald Trump est un traître mais Chelsea Manning est un héros ?



Il ne s’agit pas de défendre le président américain Donald Trump et encore moins de soutenir ses opinions politiques mais il n’a pas vraiment tort quand il dénonce le traitement « injuste » des médias à son égard.

Depuis plusieurs semaines, ces derniers se déchaînent avec l’ambition qu’il soit destitué tout en oubliant des faits majeurs qu’ils devraient rappeler à leurs lecteurs s’ils voulaient véritablement les informer. Tout d’abord, rappelons que Donald Trump n’est pas le premier président à renvoyer le directeur du FBI. Bill Clinton fit exactement de même en 1993 avec William S. Sessions.

Aussi, Donald Trump aurait selon un mémo du désormais ex-directeur du FBI James Comey discuté avec lui de l’enquête sur le général Michael Flynn, éphémère conseiller à la sécurité nationale à cause de ses liens présumés avec « les russes ». Comment la presse a-t-elle pu se fournir un mémo classifié, et comment peut-elle en vérifier l’authenticité ? Enfin, « des sources » accusent Donald Trump d’avoir communiqué une information secrète au ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Comment les médias peuvent-ils être au courant et comment peuvent-ils connaître le contenu d’une telle information secrète alors qu’ils ne furent pas invités ? Dans cette vaste entreprise pour discréditer Donald Trump, les mêmes qui l’accusent de fautes les reproduisent pourtant eux-mêmes pour alimenter leurs articles. La différence est que Donald Trump est président et pas les médias.

N’y aurait-il donc pas dans tout cela « quelque chose qui cloche » ? Pourquoi insister sur le renvoi de James Comey en 2017 sans rappeler celui de William S. Sessions en 1993 ? Pourquoi accabler Donald Trump sans rappeler qu’Hillary Clinton, alors Secrétaire d’Etat, disposait d’un serveur privé personnel sur lesquels étaient stockées des informations classifiées ?

Pour les médias américains, il paraît donc plus grave de parler d’une information sensible dans le bureau ovale que d’en laisser disponibles à qui les veut sur son serveur personnel à la maison. Et n’insistons pas sur le directeur de campagne d’Hillary Clinton dont le mot de passe était apparemment « mot de passe » et qui s’est ensuite plaint d’un « piratage » de la part des « russes ».

Que Donald Trump soit sanctionné pour avoir commis une faute est normal, mais le traitement doit être équitable. Qu’en sera-t-il donc d’Hillary Clinton ? Et de Chealsea Manning tout juste libéré et dont les informations confidentielles communiquées à Wikileaks auraient mis en danger du personnel opérationnel ?

Vous aimerez aussi :

Le renvoi du directeur du FBI James Comey illustre une crise profonde

Les Démocrates exigent un procureur spécial contre Donald Trump

Les Démocrates n’acceptent toujours pas la victoire de Donald Trump

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *