La cyberattaque WannaCry est un tournant dans l’histoire informatique



Selon Europol, l’agence européenne qui assiste les Etats membres de l’Union européenne (UE) contre le crime international et le terrorisme, la dernière cyberattaque nommée WannaCry (1) a touché environ 150 pays ces deniers jours.

Parmi les cibles trouve-t-on des hôpitaux britanniques et des usines du groupe automobile français Renault, ce qui en fait une attaque « sans précédent (qui) requiert une enquête internationale complexe afin d’identifier les coupables. »

Cette attaque n’a pas consisté en du piratage stricto sensu puisqu’une fois encore le facteur humain fut essentiel pour que le rançongiciel (ransomware) (2) infiltre un puis des milliers d’autres ordinateurs en se propageant sur le réseau auquel ils sont connectés.

« Les pirates n’ont apparemment pas cassé de protection technique puisque leur point d’entrée fut probablement une personne qui a, malencontreusement, téléchargé et/ou activé le rançongiciel incriminé, » explique un correspondant de Le Politique.

Aussi, l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) précise que le programme malveillant, qui pourrait être diffusé par courriel, exploite une vulnérabilité du service de partage de fichiers pour se propager.

L’ampleur et la gravité de cette cyberattaque pourrait constituer un tournant dans l’histoire informatique en incitant les dirigeants internationaux à se mobiliser massivement et à coopérer afin de lutter plus efficacement contre ce type de menaces qui peut potentiellement causer de graves dommages financiers mais aussi humains à l’image d’infrastructures vitales qui seraient bloquées en conséquence.

Que le service hospitalier britannique ait été ciblé suscite une inquiétude accrue alors que des experts ont évalué le dommage financier des rançongiciels à environ 1 milliard de dollars en 2016, un chiffre qui pourrait croître significativement à l’avenir.

(1) Ce qui donne en français « (vous) voulez pleurer ? » ou « je veux pleurer ».

(2) Selon l’ANSSI, un rançongiciel est un programme malveillant qui provoque le chiffrement de tous les fichiers d’un ordinateur et des fichiers accessibles en écriture sur les dossiers partagés si votre ordinateur est connecté à un réseau informatique.

Auteur : Le Politique

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