Avant et avec Macron, la France n’est plus ni une démocratie ni une République



« Il n’y a donc rien à sauver ? Si, le peuple Français. » L’élection présidentielle 2017 est l’événement politique le plus contestable de l’histoire de la cinquième République.

On peut énumérer : le soutien médiatique unanime à 99% en faveur du candidat Emmanuel Macron, le « Cabinet noir » dénoncé par François Fillon et présumé mis en place en faveur du candidat Emmanuel Macron, la mobilisation du gouvernement « sans condition » en faveur du candidat Emmanuel Macron, l’utilisation des moyens de l’Etat – et donc de tous les Français – en faveur du candidat Emmanuel Macron, l’ingérence étrangère autorisée et encouragée d’Angela Merkel et de Barack Obama en faveur du candidat Emmanuel Macron.

Existent aussi le soutien affiché de membres éminents du corps diplomatique français en faveur du candidat Emmanuel Macron, la modification du temps de parole par le CSA en faveur du candidat Emmanuel Macron, la distribution illégale d’informations judiciaires contre les autres candidats en faveur du candidat Emmanuel Macron, l’intervention personnelle et directe du président en exercice François Hollande en faveur du candidat Emmanuel Macron, le passage de millions d’appels téléphoniques au fondement juridique contestable en faveur du candidat Emmanuel Macron.

Ajoutez-y les pressions contre tout individu ou organisation osant poser des questions sur le programme présidentiel du candidat préféré, la radiation de milliers d’électeurs des listes électorales, le feu roulant des médias (de « service public » inclus bien entendu), la protection rapprochée de niveau présidentiel dont aucun autre candidat ne bénéficie, les pressions sur divers syndicats et l’occultation intégrale du bilan – notamment terroriste – de François Hollande, et vous avez l’élection présidentielle 2017 dont Emmanuel Macron ose dire qu’elle doit « sauver la République et la Démocratie ».

Farce absolue, cette élection est aussi démocratique que le pacte germano-soviétique qui démantela la Pologne. Pire, le candidat si favorisé, si choyé, si construit n’a devancé sa poursuivante que de 2,71 points de pourcentage exprimés, une différence pathétique au regard des moyens illimités – financés en partie par 100% des Français – pour n’obtenir au final que 18,19% des inscrits au premier tour. Fort de 81,81% des inscrits qui l’ont rejeté, Emmanuel Macron continue pour le second tour à bénéficier d’un traitement si grandiose que même Rudolf Hess n’en aurait pas rêvé.

Ce n’est plus une élection, c’est une pièce de théâtre que l’on pourrait presque appeler Nuremberg à Paris, Deutschland kommt nach Frankreich. Face à Emmanuel Macron, les autres candidats ont été méprisés, vilipendés, calomniés. Sans distinction de couleur politique, ils ont été chassés pour ne pas abîmer le pronostic prévu d’avance, la victoire programmée d’un inconnu parachuté au seul fait d’armes d’avoir livré Alstom à l’Amérique, l’indépendance stratégique de la France à un pays tiers.

Dommage car je suis proche des idées libérales et fédératrices d’Emmanuel Macron, je fus même tenté de voter pour lui jusqu’à cette débauche de moyens hors-limite qui m’a peu à peu convaincue que l’enjeu n’était pas seulement la rencontre d’un homme avec les Français mais la survie même de la France, de sa démocratie ou de ce qu’il en reste, de sa République ou de ce qu’il en reste, de son indépendance ou de ce qu’il en reste, de ses Armées ou de ce qu’il en reste, de sa art de vivre ou de ce qu’il en reste. Français, tenez tête, ne cédez pas !

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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