Emmanuel Macron est-il dissociable du mandat de François Hollande ? (3/3)



Social-libéralisme et vision Hollandiste

– Troisième et dernière partie de l’article en trois parties intitulé Emmanuel Macron est-il dissociable du mandat de François Hollande ?

– Lire la deuxième partieUn bilan puis un programme Hollandiste

Concernant le multiculturalisme qu’il préfère à « la culture française » qui « n’existe pas » et concernant la politique étrangère qu’il poursuivrait sur une ligne « interventionniste » contre la Syrie de Bachar Al-Assad et pour les sanctions contre la Russie de Vladimir Poutine.

En plus de cadres du PS, Emmanuel Macron est aussi rejoint par de nombreux membres de think tank proches du PS dont notamment Terra Nova qui aurait inspiré l’abandon par le PS de l’électorat ouvrier en faveur d’une stratégie électorale à la fois mondialisée et communautariste. Quelques soutiens viennent de la droite chiraquienne – du nom de l’ancien président Jacques Chirac – mais ne sont plus guère représentatifs d’une droite désormais « plus à droite » en 2017 qu’en 1995.

Plutôt libéral en matière économique – sauf en matière de fiscalité ou de gestion des finances publiques – et en même temps plutôt « de gauche » en matière régalienne (immigration, défense, sécurité), Emmanuel Macron semble plus indissociable que dissociable du mandat présidentiel de François Hollande.

Engagé dès 2011 auprès de ce dernier, Emmanuel Macron a joué un rôle crucial dans l’arrivée du Hollandisme à l’Elysée puis en a été un des moteurs comme Secrétaire-général adjoint. Ensuite Ministre de l’économie jusqu’au 30 août 2016 il y a sept mois encore, l’idée de « rupture » et de « renouveau » proposée par Emmanuel Macron paraît ambitieuse au regard de sa participation profonde au mandat de François Hollande, de bien avant son début à presque sa fin.

Dès mai 2012, Emmanuel Macron a participé au plus haut niveau à la présidence de François Hollande et est donc, objectivement, indissociable du mandat présidentiel et du bilan de ce dernier. Voter pour Emmanuel Macron – pour qui c’est la toute première campagne électorale puisque jamais élu – impliquerait donc, logiquement et en grande partie, d’approuver le bilan de François Hollande et d’en souhaiter quelque peu la poursuite.

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Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.