La Suède, l’ancien modèle devenu cauchemar et paroxysme de naïveté



A l’image des bougies allumées et chansons fredonnées au lendemain des attentats qui ont ensanglantés Paris le 13 novembre 2015, près de 20.000 suédois ont manifesté « pour l’amour » dans les rues de Stockholm après qu’un ressortissant ouzbek, sous le coup d’une procédure d’expulsion mais toujours présent sur le territoire suédois, a foncé sur la foule au volant d’un camion tuant quatre innocents et en blessant quinze autres le 7 avril 2017.

Si la dignité des Suédois est toute à leur honneur, comme fut celle des Français, des Belges, des Allemands, des Britanniques…, l’exprimer sur le thème de l’amour n’empêchera jamais le terrorisme de frapper mais surtout l’encourage à poursuivre ses projets mortifères. Répondre à une adversité si violente par « l’amour » relève soit d’une absence totale de réalisme soit d’un véritable syndrome de Stockholm.

La Suède, pays développé parmi les plus généreux du monde, est frappé en son cœur par un même terrorisme mondialisé. La réponse, si l’on veut éviter d’autres drames, ne peut se limiter à l’expression de « l’amour contre le terrorisme », paroxysme d’une faiblesse généralisée que le terrorisme exploite avec délectation.

L’emploi de la force légale, prévu par la constitution dans le cadre de l’Etat de droit, implacable et définitive, doit traiter le terrorisme en vue de deux objectifs : l’éradiquer et empêcher à tout prix la conflagration civile qu’il cherche à provoquer. Parler d’amour à des individus capables d’écraser en pleine rue des innocents – enfants et adolescents compris – confine au cas psychiatrique et l’Europe est gravement malade.

Auteur : Jacques Dubuisson

Jacques Dubuisson est fonctionnaire à la retraite et s'intéresse aux problématiques sécuritaires.

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