Existent deux pré-requis obligatoires afin de « se débarrasser » d’Assad



Les ministres des affaires étrangères du G7 réunis à Lucca (Italie) ont exprimé leur vœu de voir la paix s’installer en Syrie tout en posant comme condition le « départ » du président syrien Bachar Al-Assad. Pour que le processus soit pleinement légitime et suffisamment accepté de tous pour ramener la paix en Syrie, deux pré-requis semblent toutefois indispensables.

D’abord, les réfugiés syriens doivent pouvoir retourner en Syrie et y vivre en sécurité afin de pouvoir participer à un éventuel processus électoral, régulier et sous la surveillance objective d’observateurs indépendants. Ensuite, il appartient uniquement et seulement au peuple syrien de décider de qui doit le diriger après un si long et si meurtrier conflit.

Par conséquent, si les Syriens estiment que Bachar Al-Assad (1) doit participer à un processus démocratique, la communauté internationale ne devrait pas s’y opposer au risque de violer le droit international. Aussi, seul le peuple syrien est légitime pour choisir ses dirigeants et il lui appartient donc de décider si Bachar Al-Assad doit « partir » et certainement pas un ou plusieurs pays tiers.

Il ne s’agit surtout pas là de soutenir quelque camp que ce soit mais de rappeler les principes de base qui permettront à la Syrie de retrouver enfin la paix dans un futur qu’on espère le plus proche possible.

(1) Excepté théoriquement en cas de procédure devant la Cour pénale internationale (CPI) qui ne manquerait pas d’être de toute façon contestée.

Sources

Communiqué du G7 Ministres des affaires étrangères à Lucca (Italie) (en anglais)

Participation de Jean-Marc Ayrault à la réunion des ministres des affaires étrangères à Lucques (Italie)

The US government has repeatedly called for President Bashar al-Assad to step aside (mars 2014)

Auteur : Le Politique

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