A traitement médiatique égal, la droite dominerait tout adversaire politique



Le Politique s’est intéressé au traitement médiatique et au poids numérique de six candidats de l’élection présidentielle 2017 et certaines conclusions ont permis d’établir le classement proportionnel des forces numériques et électorales des candidats. Il est apparu que Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan le dominent.

D’un point de vue non proportionnel et plus général, la veille de Le Politique a montré que non seulement subsiste encore un impact médiatique réduit mais réel sur les intentions de vote malgré l’internet et les réseaux sociaux mais aussi qu’à couverture positive et négative égale, certains « grands » candidats seraient « petits » et l’élection présidentielle pourrait même se jouer dès le premier tour.

Hormis TF1 et LCI dans une mesure modérée pour la télévision ou de L’Opinion, Valeurs Actuelles et Le Figaro dans une plus grande mesure pour la presse, les droites françaises, celles de François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen pour résumer, ne bénéficient de quasiment aucun relais médiatique de masse et positif.

En fait, la couverture médiatique des droites est quasiment négatif à 71-75% là où c’est quasiment l’inverse exact pour les gauches et surtout pour la gauche tendance François Hollande. Ce serait encore plus perceptible pour la radio et/ou les services publics audiovisuels depuis quelques années.

Par conséquent, si vous calculez le rapport entre les intentions de vote dans les sondages diffusés dans les médias et la proportion de couverture médiatique négative ou positive, vous obtenez un indice d’influence médiatique sur l’intention de vote. En rééquilibrant la part de couverture médiatique positive pour les uns et la part de couverture médiatique négative pour les autres, on découvre que non seulement la droite « écraserait » la gauche – à l’exception de Jean-Luc Mélenchon – dans les intentions de vote mais elle pourrait même gagner l’élection présidentielle au premier tour.

Même si cette hypothèse n’est pas scientifique stricto sensu, elle souligne toutefois l’influence durable certes en baisse mais persistante des médias « traditionnels » (hors internet, réseaux sociaux, pure players) mais aussi combien l’élection démocratique est potentiellement impactée par une couverture médiatique déséquilibrée.

Avant les « fake news » dont l’apparition soudaine au lendemain du Brexit et de l’élection de Donald Trump interroge sur la motivation de ceux qui disent les combattre – combat certes légitime mais précisons que la désinformation ne date pas de juin 2016 – peut-être faudrait-il d’abord s’interroger sur comment rétablir un minimum d’équilibre dans le traitement médiatique de l’actualité politique en France.

Auteur : Le Politique

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