Actuellement moins létale, la menace terroriste augmente



L’attaque terroriste à Londres montre que la menace ne faiblit pas, au contraire est-il à craindre qu’elle se soit développée significativement. Renforcée en effectifs par de multiples opérationnels potentiels, occasionnels et d’opportunité, la commission de l’infraction à caractère terroriste est de plus en plus difficile à empêcher. Deux facteurs majeurs participent de cet inquiétant environnement.

D’abord et malgré leur détermination, les organes en charge de notre sécurité nationale manquent à la fois d’analystes et de personnels opérationnels face à l’augmentation significative d’individus hostiles susceptibles et/ou en mesure de commettre un acte terroriste. C’est la tactique de débordement dynamisée par le retour des « revenants » de la zone Syrie/Irak et par l’infiltration d’opérationnels hostiles parmi les flux entrants de « migrants ».


Ensuite, la multiplication des moyens de lutte contre le terrorisme voit sa pertinence réduite par l’engorgement judiciaire dont on présume qu’il pourrait parfois provoquer l’amoindrissement tout à fait involontaire de qualifications peut-être initialement terroristes, de type « déséquilibre ». Considérant la gravité de la menace terroriste, il semble que les dirigeants politiques n’aient pas encore pris toute la mesure de sa capacité à tuer, à déstabiliser et à angoisser les citoyens. C’est l’objectif de conflagration.

Auteur : Le Politique

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