Internet bouleverse le secteur de l’information politique



De toutes les données que Le Politique a analysées ces derniers mois concernant le Brexit ou Donald Trump, ressort une conclusion répétitive et éclatante : Internet – ou plutôt les outils rapides de communication qu’il fournit – a participé significativement à la propagation des idées et – fait majeur – à la cristallisation du vote.

Twitter comme Facebook, le premier en quasi-faillite et le second en pleine croissance, remplacent progressivement la télévision et la radio à la fois dans la réception et dans l’interprétation de l’information. Contrairement aux idées reçues, et quand bien même il est vrai que nombre de contenus postés sur internet sont soit inutiles soit faux soit agressifs soit les trois simultanément (les fameuses « fake news »), le débat virtuel existe réellement et n’est pas d’une qualité si inférieure à celui diffusé par les médias traditionnels.


A l’instar des débats lancés sur le site de Le Politique, de nombreux contenus valables et fiables sont publiés chaque jour sur internet. Alors que dans les médias traditionnels, une rédaction avec une ligne éditoriale plus ou moins assumée décide de ce qui sera diffusé, la popularité des contenus virtuels est décidée par les internautes eux-mêmes, permettant ainsi d’en déduire en partie leur intérêt pour des sujets précis mais aussi leur opinion générale – ou  majoritaire – sur lesdits sujets.

En plein débat sur la nécessité de mieux « contrôler » les contenus virtuels, les partisans d’un contrôle accru devraient plus penser en analystes qu’en partisans. Non seulement sera-t-il techniquement difficile et onéreux d’instaurer un tel contrôle. Mais il pourrait s’avérer aussi inefficace que contreproductif, incitant les internautes à créer leur propre vecteur virtuel et coupant les contrôleurs de sources ouvertes utiles.

Auteur : Le Politique

Le Politique publie divers articles destinés à susciter le débat politique.