A Lyon, François Fillon a pris une hauteur présidentielle



Quand l’ancien premier ministre François Fillon était malmené dans les sondages, il était encore l’homme politique sérieux et respecté, bon travailleur, à qui l’unanimité artificielle ne donnait guère de chance de s’élever dans la hiérarchie politique puisque ne manque à sa longue carrière que l’Elysée.

Maintenant qu’il a brillamment franchi le seuil de challenger pour devenir le favori des primaires de la droite et du centre, François Fillon est aussitôt devenu la cible d’une frappe massive, de la part d’Alain Juppé, des centristes et de la logistique médiatique sur un front et de ce qui reste de la « gauche » sur un autre.

Coordonnée, cette offensive presque avortée par une bonne heure d’hésitation au soir du dimanche 20 novembre 2016 pourrait bien tourner à l’évidente défaite dimanche prochain si les deux camps fournissent encore des preuves de leur connivence en vue d’éliminer Fillon. « Réactionnaire, ultra-droite, ultra-libéral, traditionaliste, anti-IVG » tout est bon contre François Fillon quand on réalise que l’on est pas bon.

Par son discours ce soir à Lyon, devant une foule dûment visible, nombreuse et enjouée, François Fillon a montré de la hauteur en concentrant son propos sur la France, sur son peuple et sur la défense de ses intérêts. Il a réitéré ses convictions quant au sort terrible des Chrétiens d’Orient, quant à la menace totalitaire de l’Islam radical, quant à l’impuissance exaspérante de l’Europe.

François Fillon ne s’est pas laissé prendre au piège de la vaine polémique, il a appelé la France au sursaut.

Auteur : Charles Rault

Charles Rault est spécialiste de l'information, fondateur de Le Politique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *