Les relations bilatérales entre la Turquie et les Etats-Unis endommagées



Alors que le rapprochement entre la Turquie d’un côté, la Russie et l’Iran de l’autre, a été officiellement constaté, le principal allié d’Ankara, à savoir les Etats-Unis, se retrouve très ennuyé par les accusations de soutien au coup d’Etat raté. Selon le porte-parole du Pentagone, celles-ci sont infondées et la Turquie reste un “partenaire vital et extraordinaire” dans la région et pour longtemps, principalement contre l’Etat Islamique (EI – Daech).

La situation relative à la base militaire américaine d’Incirlik reste floue tandis que le gouvernement turc maintient ses accusations qui pourraient, à terme, porter un coup très dur à l’OTAN dont l’offensive militaire contre l’EI n’a pas empêché la commission d’attentats en Europe, particulièrement en France. Du point de vue diplomatique, le gouvernement américain s’inquiète des “signaux d’ouverture multiples” envoyé par Ankara tant à Moscou – certains affirment que la Russie avait informé le président turc Recept Tayyip Erdogan de l’imminence du putsch – qu’à Téhéran – où l’on se félicite de relations diplomatiques jamais aussi bonnes depuis au moins 10 ans.


Les analystes américains cherchent à savoir si les gestes d’Erdogan consistent à mettre la pression sur les Etats-Unis afin d’avoir les mains libres le temps qu’il lui semblera nécessaire ou si ceux-ci traduisent une évolution profonde de la posture stratégique et géopolitique de la Turquie.

Auteur : Charles Rault

Charles Rault est spécialiste de l'information, fondateur de Le Politique.

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