Strasbourg : contre le terrorisme islamiste, détermination, réalisme et sang-froid



Pour qui s’intéresse à la sécurité nationale, la critique relayée par les médias et de tous bords politiques paraît à la fois légitime du point de vue citoyen et désuette voire déplacée du point de vue pratique.

En effet, la lutte contre le terrorisme est probablement l’une des tâches parmi les plus difficiles, chargée d’empêcher des assassins en puissance de passer à l’acte ou de les retrouver une fois l’acte concrétisé.

Ceci tout en étant pressé de tous côtés et simultanément par les citoyens légitimement mécontents des échecs, par les politiques au manque de courage significatif et par les limites fixées par la loi et constitutives de ce qu’on appelle l’Etat de droit.

Après l’attentat islamiste commis à Strasbourg comme après les autres, seules trois choses comptent. D’abord, traiter la situation immédiate avec le plus grand sang-froid et neutraliser la menace imminente.

Ensuite, analyser objectivement ce qui n’a pas fonctionné et préconiser des solutions réalistes, qui demandent probablement plus de courage politique qu’à l’accoutumée.

Enfin, travailler à rectifier la menace avec réalisme en réévaluant largement et profondément notre sécurité nationale et appliquer des sanctions plus dissuasives requérant plus de sévérité.

Tout le reste n’est que « littérature » et la seule chose qui compte est que demain, après-demain, dans le futur, qu’aucune famille n’ait à déplorer la mort d’un proche, assassiné par un terroriste.

Quant à la répétition selon laquelle « le risque zéro n’existe pas », asséner une telle évidence paraît bien dérisoire et ne doit pas empêcher la recherche de solutions plus efficaces et l’encouragement à plus de courage politique.

Le gouvernement ne peut pas, ne doit pas se contenter de la litanie de l’évidence quelle que soit sa couleur politique, car son obligation est autant de moyens que de résultat. Détermination, réalisme et sang-froid, rien d’autre.

Strasbourg : l’islamiste terroriste est introuvable, il bénéficie donc de complicités



La question n’est jamais posée et pourtant elle est fondamentale, il s’agit des complicités. Si vous passez en revue le déroulement des nombreux massacres islamistes perpétrés en France ces dernières années, vous mesurerez combien ceux-ci n’auraient probablement pas eu lieu ou du moins leur létalité aurait-elle été significativement réduite s’il n’y avait pas eu de complicités.

Souvent punies symboliquement voire carrément impunies, les « petites mains » du terrorisme islamiste qui vont du voisin qui affirme que tel terroriste notoire était « un gentil garçon » aux individus les plus impliqués qui fournissent transport, gîte et même couverts sont un rouage essentiel de l’islamisme mortifère.

Chérif C. dont l’identité et la photo sont sciemment non diffusées par les médias qui répètent pourtant qu’il est « activement recherché » – si vous trouvez cela contradictoire, vous êtes « populiste » – échappe depuis plus de douze heures aux autorités publiques, ce qui n’est logiquement possible qu’en raison de complicités raisonnablement envisageables.

Dès lors, d’autres individus, sachant pertinemment qu’ils ne risquent pas grand-chose de la part d’un système judiciaire bien trop clément, lui portent peut-être actuellement aide et assistance selon toute vraisemblance.

Au motif d’ailleurs du « politiquement correct » obligatoire, de tels faits ne seront comme d’habitude pas portés à l’attention des Français à qui on fera croire que Chérif C. n’était qu’un « loup solitaire » non représentatif d’une menace immense que les politiques s’emploient toujours plus chaque jour à amoindrir la réelle gravité.

Tant que les complices des terroristes, de près comme de loin, ne seront pas très sévèrement punis avec par exemple une peine automatique et incompressible d’emprisonnement de longue durée, alors l’islamisme poursuivra sa guerre de conquête.

Précision suite à des commentaires lus sur les réseaux sociaux : gare à toute interprétation hâtive voire complotiste, Jacques Dubuisson pose ici la question de complicités de la part d’individus possiblement impliqués dans la réalisation de l’acte terroriste perpétré à Strasbourg, du moins dans sa logistique a posteriori. Rien d’autre.

Strasbourg : un islamiste fiché S en liberté assassine 3 personnes, en blesse 13 autres



Bien sûr, certains « progressistes » confortablement installés rue du Faubourg Saint-Honoré exigeront un peu de « décence », hurleront à la « récupération » mais prendront grand soin de ne jamais aborder leur incontestable responsabilité.

Non, la véritable décence est comme l’écrivait François Fillon d’avoir « le courage de la vérité » à savoir que tout n’est pas fait pour protéger les Français, que des mesures élémentaires n’ont toujours pas été prises, que l’aveuglement idéologique et la soumission démagogique décident de notre sécurité nationale.

Ces mots concernent uniquement les politiques et aucunement les effectifs chargés de la mission impossible de protéger un pays transformé ces dernières années en véritable passoire et zone libre pour terroristes, criminels et délinquants de tous poils et en provenance du monde entier.

Pour maîtriser les gilets jaunes le 8 décembre opportunément confondus avec les casseurs et les pilleurs, Emmanuel Macron a mobilisé 70.000 gendarmes et policiers dont 600 pour sa seule protection. Trois jours plus tard le 11 décembre, 3 innocents sont assassinées au marché de Noël de Strasbourg et 13 autres sont blessés.

Immédiatement, Emmanuel Macron a pris son air martial pour se diriger vers le centre Beauvau pour, rassurez-vous, gérer l’après. L’avant, lui, a été manifestement extrêmement mal traité comme à de nombreuses reprises ces dernières années.

Ainsi donc, si un simple gilet jaune désireux d’aller manifester peut être immédiatement mis en garde en vue, un individu notoirement connu des services de renseignement, fiché S pour radicalisation est laissé libre. Alors que l’opposition de droite a demandé à maintes reprises des mesures préventives fortes contre les individus dangereux et hostiles, la majorité « progressiste » s’enfonce dans le déni le plus grave.

Strasbourg est donc en deuil, la fête Chrétienne de Noël a été délibérément visée, mais rassurez-vous, Emmanuel Macron va bien.

Ce dernier s’inquiète maladivement du « populisme » sans jamais rien voir du gravissime danger de l’islamisme alors que le populisme n’est au fond qu’une réponse viscérale à l’incompétence des politiques tandis que les morts se comptent par centaines depuis 2015. Que la majorité au pouvoir prenne de véritables décisions pour enfin lutter efficacement contre l’islamisme et le populisme réduira aussitôt.

Rappelons enfin qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour les Français, mais qui d’ultra-protégé, couvé et confiné dans un palais peut-il en comprendre quelque chose ? Nos pensées vont bien entendu aux victimes mais l’heure n’est pas à l’unité sparadrap mais à la colère sincère, à l’action efficace et durable.